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Maintenant ça se passe ici.

TO-BREATH

# Posté le mardi 11 août 2009 05:53

C'est dans ces moments d'inutilités qu'on se sent super utile, va savoir pourquoi.

Après deux jours passés dans l'antre de la bête que l'on pourrait aussi désigner par les simples mots "Ma propre chambre", et m'être un peu balladée dans cette foormidable ville qu'est Saint-Etienne, j'ai fait tout un tas de constatations aussi intéressantes qu'utiles, à savoir :

_ Porter des tongs avec un jogging, je ne sais pas si c'est la nouvelle mode, mais en tous cas, ce n'est pas classe du tout, arrêtez le massacre ! Oui, j'ai osé faire une excursion dehors aujourd'hui, malgré la chaleur insistante et ma flemingite aigüe, et j'ai quand même croisé trois personnes qui en portaient.
_ Mon chat est toujours aussi chiant. Mon chien est toujours aussi con.
_ Je me suis découvert une passion nouvelle pour The Fray, les chansons tristes d'Oasis, Guillaume Cantillon le chanteur de Kaolin et les morceaux de piano de Yann Tiersen. Avoir un ordi avec du son, quand même, ça a du bon et Deezer et Youtube sont devenus mes meilleurs amis actuels.
_ Facebook au mois d'aout, c'est carrément out. (Visez les rimes !) Je n'ai même pas eu le courage de savoir quel genre de fille j'étais, de savoir s'il m'aimait ni à combien de pourcents j'étais compatible avec Mick Jagger et je n'ai pas regardé mon horoscope du jour, c'est pour dire !
_ Ma chambre est l'endroit où je me sens le mieux au monde, allez savoir pourquoi. Ma mère a eu la bonne idée d'y mettre le pied et autant vous dire qu'elle a vu rouge quand elle a apperçu l'ordinateur portable de ma soeur dans mon lit qui n'était pas fait et qui abritait aussi des pelotes de laine (on se demande pourquoi) ainsi que ma valise non défaite, mes cartes postales éparpillées par terre et tout un tas d'autres objets plus ou moins identifiables.
_ J'aime écrire n'importe quoi, pour n'importe qui et j'arrive à faire de ma vie de loque en vacances une épopée mémorable digne de celle du Roi Arthur. Oui, aujourd'hui, à 17h43, j'ai enfin eu le courage de sortir du frigo (à savoir ma chambre climatisée) pour mettre le nez dehors et aller jusqu'au magasin de partitions, prise d'une soudaine envie d'acheter de quoi jouer Yann Tiersen. Je me suis conduite en héroïne puisque je n'ai reculé devant aucun obstacle, que ce soit la châleur, la batterie vide de mon iPod ou encore le nombre de glaces qu'il me restait à manger. Quelle a été ma déception lorsque je suis arrivée devant le magasin fermé pour cause de vacances. Ca m'apprendra à vouloir me comporter en héroïne.
_ Manger trois glaces en une après-midi, c'est peut être pas la meilleure chose à faire, mais ça fait plaisir.
_ Porter un jean le 6 août à Saint-Etienne, c'est parait incroyable, et pourtant je l'ai vu de mes propres yeux. Je n'ose pas imaginer l'état de liquéfaction de l'homme en question, étant donné le mien alors que je portais simplement une jupe, des nus pieds et un débardeur. Paix à son âme.
_ Avoir l'ordinateur portable de sa soeur dans son lit nuit et jour, c'est franchement le pied.
_ Recevoir un appel de Clémentine est absolument réjouissant, même quand on a rien à se dire. Lui raconter n'importe quoi pour bouslller son crédit aussi. Mais bon, quand c'est pour faire des projets tels que "Aller la chercher à la gare" (à croire que nous sommes en couple, ahah !) ou "Aller manger un cookie à la mie caline", on excuse.
_ Se dire qu'on est plus amoureuse est tout autant réjouissant, y croire l'est encore plus. Oui, après, on en pensera ce qu'on en voudra, mais laissez moi croire ce que je veux. Je me doute bien qu'on ne se débarasse pas d'un détail comme celui ci aussi facilement, mais on va dire que c'est fait.
_ Constater que finalement on compte un peu pour les gens, rien qu'un peu, ça fait du bien. Merci à tous ceux qui ont eu une pensée pour moi et grâce auxquels j'ai eu droit à une dizaine de cartes postales dans ma boîte aux lettres à mon retour, ça fait chaud au coeur. (Comme si il ne faisait pas assez chaud !)
_ Dans exactement dix jours, je m'envole pour l'Angleterre et ça, rien que d'y penser, c'est carrément le pied.

# Posté le jeudi 06 août 2009 12:53

Remember the sea, remember the sand and make attention, don't forget all the smiles ...

Remember the sea, remember the sand and make attention, don't forget all the smiles ...
Non non, vous n'avez pas halluciné, mon blog a effectivement subit un nettoyage et une remise en forme, pour la cinquantieme fois je suppose, mais tant pis, je crois qu'il vaut mieux que ça change. Après trois semaines d'inactivité blogguienne, me voilà de retour pour deux petites semaines avant mon départ pour le Sud de l'Angleterre avec Clémentine. On pourrait croire que grâce à ces trois semaines, mon inspiration s'est élevée au plus haut point et que je vais écrire un pâté de telle façon que personne n'aura le courage de le lire. Je n'en sais rien. Est-il vraiment utile que j'affiche ma vie sur ce ridicule petit bout de blog, que je montre à tous ce qui me torture ou me fait sourire ? Grande question dont je crois avoir la réponse. Oui. Oui, c'est utile. Pas pour vous, non non, ça je sais très bien que c'est futile, que peu importe ma vie puisqu'elle ne reste qu'une distraction dans la votre, ou un soucis. Mais simplement utile pour moi, pour vider tout ça et me relire un jour le sourire aux lèvres, ou les larmes aux yeux. Je crois que je n'arriverai jamais vraiment à expliquer, ni même à savoir ce que cela me procure. Du plaisir ? Je n'en suis même pas sure. Est-ce vraiment un plaisir, de déballer sa vie et ses tripes en sachant que n'importe qui pourra y avoir accès ? J'en suis encore moins sure, tout à coup. Mais l'écriture reste probablement une des seules choses de cette vie que j'arrive encore à controler quand on voit que ma propre personne ne daigne souvent même pas répondre à mes propres tentatives de prises de contrôle. Je commence quand j'en ai envie, je m'arrête en suivant le même facteur. J'écris ce que je veux, où je veux, sur qui je veux. Ouvertement, cruement, ou doucement, en sous entendus. Qui ne jouirait pas d'une telle sorte de pouvoir ? Le pouvoir de créer, d'inventer tout ce que l'on veut sans risque de censure ni d'offense. Outre cette sorte de pudeur face à l'expression de certains sentiments, parfois (et fortement justifiée), rien ne peut bloquer ni empêcher ce pouvoir tellement facile d'accès.
Pour en revenir au sujet initial, oui, j'ai des choses à raconter sur ces trois semaines. Sur ces vacances en général, même. Serait-ce cette espèce de renaissance ? Ou simplement l'opportunité de respirer après une année trop mouvementée, trop fatiguante moralement ? Je suppose, en ayant raison je crois, que ce n'est que cette respiration là. En trois semaines, au bord de la mer, j'ai beau eu essayer d'effectuer ce grand travail sur moi même, je ne crois pas y être parvenue. Le travail de l'acceptation de soi, de l'appréciation même, celui de l'affection envers les autres et de l'extraction de la haine qui m'a nourrie pendant ces derniers mois. Non, je n'y suis pas parvenue, et je l'ai bien compris lorsque je me suis retrouvée seule, chez moi, face à tout ce que j'avais essayé d'oublier pendant ces trois semaines. Incapable. Peut être ai-je visé trop haut ? Peut être trois semaines ne sont elles pas suffisantes pour arriver à appliquer ses efforts ? Je ne sais pas, mais au moins, j'en aurai profité. J'aurai profité de cette respiration qui me semblait longue au départ et qui s'est pourtant révélée trop courte. Souffle coupé. J'ai gardé toutes les images, toutes les sensations ancrées au fond de moi. Tous les sourires, j'ai essayé de les imprimer au fond de ma mémoire pour pouvoir les ressortir cette année, en cas de coups durs, pour arriver à surmonter le reste. Alors oui, je me souviendrai des soirées sur la plage, la musique dans les oreilles en regardant les étoiles. Je me souviendrai des voeux idiots à chaque fois qu'un semblant d'étoile filante, ou d'avion, passait au dessus de nous. Je me souviendrai de ces heures passées au soleil, du sable trop chaud qui nous brulait les pieds. Je me souviendrai aussi de ces petits déjeuners sur la terrasse, face à la mer, de ces multiples bleus provoqués par les chuttes sur le ponton. Je me souviendrai de ce fou rire irratrapable causé par mon accrochage de maillot de bain, du rocher de la baleine et des sauts qui nous enlevaient nos maillots de bain dans l'eau superbement bleue. Autant que possible, j'essairai de me souvenir de ces sourires qui ont peuplé ces trois semaines, ceux des autres mais aussi des miens, parce que ça finit par manquer, un jour ou l'autre. Je ne vais pas m'amuser à citer des noms, parce que je doute que cela servirait à quelque chose, mais rien que pour le clin d'oeil, je pourrais ajouter cette phrase : J'aime le fromage, surtout avec de la tapénade en écoutant les Démons de minuit.

Fond sonore : Over My Head - The Fray

# Posté le jeudi 06 août 2009 06:05

Modifié le jeudi 06 août 2009 09:28

© Pix Opsoon

© Pix Opsoon
Si j'avais du faire un journal de bord ou quelque chose dans le genre, je pense que je n'aurais jamais autant écrit que pendant ces deux dernières semaines. Je pense qu'il n'aurait jamais été autant rempli de bonheur. Est-il vraiment nécessaire de revenir sur ces derniers jours de l'année scolaire ? Sur ces jours que l'on pourrait qualifier de merveilleux, géniaux, réjouissants et j'en passe ? Sûrement oui. Je l'ai probablement déjà dit à tout le monde, mais je ne me suis jamais sentie aussi bien dans une classe que pendant cette dernière petite semaine de cours. Est-il commun de faire un b½uf en plein milieu de la cour du lycée, en plein milieu d'une salle de cours, ou mieux, dans la rue, devant le lycée ? Non, je ne crois pas. Revivrai-je quelque chose du genre un jour ? Certainement pas non plus. Ces derniers jours n'ont été qu'éclats de rire et bonheur retrouvé. D'accord, au fond, à l'intérieur, rien ne changeait, c'était toujours ce passé qui rattrapait le reste, ces soirées d'angoisses qui s'imposaient, mais l'extérieur, lui, au moins, faisait bonne figure. Passée la nostalgie, les regrets sont arrivés bien plus vite que je ne le pensais et l'impression d'avoir loupé quelque chose m'a envahie et m'envahit toujours. Pourquoi est-ce que je n'en ai pas profité plus tôt ? Qu'est-ce qui pousse l'être humain à se morfondre dans sa situation, dans ses problèmes personnels pour louper quelque chose de grandiose, d'exceptionnel ? Je ne saurai probablement jamais, mais au moins, j'ai appris quelque chose grâce à cette année, quelque chose que je vais essayer d'appliquer à l'avenir. Quoi qu'il arrive, quelques soient les problèmes qui m'envahissent ou même qui m'anéantissent, il n'y a pas de raison pour que j'oublie ce qui se passe autour et ce qui peut me faire sortir la tête du trou. J'aimerais m'excuser, j'aimerais dire à tout ceux avec lesquels j'ai été stupide, méchante ou même égoïste que tout ça, je ne le contrôlais pas, mais au fond je pense que ce ne serait pas honnête. J'ai conscience de tout ce que j'ai fait et dit et je remercie tous ceux que j'ai pu toucher ou vexer d'être toujours là, même dans l'ombre et de ne pas être partis au pire moment. Parce que moi, à leur place, j'aurais vite été blessée par ce comportement et je serais probablement partie.
Faut-il également revenir sur ce pique-nique des Seconde sept en plein parc de l'Europe ? Je crois que oui. On pourrait revenir sur la baignade dans les fontaines, sur la montée de l'araignée ou encore sur les va et vient des balançoires. Mais le plus grand souvenir de cette journée restera, pour moi, cette longue marche pieds nus sous la pluie le long du cours Fauriel jusqu'à l'arrivée chez moi, lieu de refuge pour une petite vingtaine de personnes de la classe : toasts à la Seconde Sept, morceaux de piano et séchage au soleil. Inutile de préciser que la maison m'a paru extrêmement vide après le départ de tout le monde et que cette douce mélancolie qui s'est emparée de moi à ce moment là m'a enfin fait comprendre que ça y était, c'était fini. Je me suis revue à ce moment de l'année, douze mois auparavant et j'ai eu la vague impression que tout ça, c'était à des années lumières. Quelqu'un se rappelle-t-il encore du sentiment qu'il a éprouvé à sa sortie du collège, après avoir passé une année au lycée ? Peur, nostalgie, quelque chose comme ça. Moi, je ne voulais pas quitter tout ça, la simple idée de me séparer de ma bande d'amis me rendait nerveuse et m'angoissait à tel point que je me disais "Finalement, c'est pas si mal le collège". C'est là que je me rends compte que je peux être incroyablement idiote parfois. Alors voilà, on est au lycée, pour deux ans encore si tout se passe bien et je sais très bien que dans deux ans, ce sera exactement la même chose et que je me dirai "C'était cool, le lycée". Et que je regretterai. Cercle vicieux ? Sûrement. Alors voilà, c'est bien tout ça, on continue à se voir, à aller boire des coups en ville, on se croise en allant rendre nos livres et en allant se réinscrire, on se voit parfois dans la rue et on sourit parce que quand même, qu'est-ce qu'on est contents de se revoir.
On a également pu se croiser à la fête de la musique, d'ailleurs, on aurait pu y aller ensemble, non ? Mais non. La fête de la musique, je l'ai passée avec "les anciens", du moins, j'ai essayé puisqu'on s'est retrouvé à quatre, non, trois, puis deux, finalement. A bien y réfléchir, ce n'était pas une mauvaise soirée, surtout pour une certaine personne qui a pu en croiser une autre deux fois, c'était plus que ce que l'on pouvait imaginer !
Il ne faut pas oublier non plus la soirée crêpes tard dans la nuit précédente avec l'action vérité plus que ridicule et le film qu'on n'aura même pas vu, finalement.
Et puis j'ai passé une première semaine complète de vacances ... Disons ... Géniale, puisque j'ai pu voir toutes les personnes qui comptent énormément pour moi. Les vieux comme les récents, chez eux comme chez moi. L'après-midi geek avec Nicolas, puisqu'on ne change pas les bonnes habitudes ! (Oui oui, tu t'es amélioré à la guitare !) L'après-midi glandage au soleil, place du Peuple avec une boite pleine de muffins et de cookies en compagnie de Noémie, parce que là non plus, on ne change pas les bonnes habitudes ! Puis les deux incroyables nuits et jours chez Mélanie qui, il faut l'avouer, a surtout une incroyable piscine où j'ai, il faut également l'avouer, passé un temps incroyable et où j'ai fait plus ample connaissance avec des gens que j'apprécie réellement désormais. J'aurais pu être triste de partir de cet endroit où j'ai passé des moments géniaux mais à peine suis-je arrivée chez moi que je suis repartie pour la fameuse soirée mexicaine, à cinq, chez Clémentine. Pour ne citer que lui, je dirais que Raie-mon a été un compagnon exemplaire et que l'idée de le savoir désormais dans une quelconque déchèterie me brise le c½ur ! On passera l'éponge sur cette inoubliable bataille de fajitas et sur cette nuit plutôt courte et agitée, intérieurement.
Alors voilà, entre tout ça il y aura eu le passage plus que nécessaire chez le coiffeur, l'ouverture des soldes, les quelques heures de sommeil, et l'oubli du reste, pour quelques jours au moins.
Tout ça doit commencer à devenir franchement long et je doute encore que certaines personnes s'amusent à tout lire (S'il y en a encore, je les remercie !) mais il faut évidemment que je mette un point d'honneur sur ces rencontres qui ont changé ma vie, cette année et qui m'ont aidé à m'en sortir ou à ouvrir les yeux sur certaines choses dont je n'avais même pas conscience il y a une dizaine de mois : Elsa, Noémie, Mélanie et Nicolas, pour ne citer qu'eux. Merci également à ceux qui sont là depuis très longtemps et qui me supportent quand même, notamment à la demoiselle avec laquelle je vais draguer les anglais pendant deux semaines à la fin du mois d'août et que j'ai embêtée toute l'année pendant mes cours de djiboutain (Même si la gentillesse est une chose réciproque, dixit Mme Balieva) et au jeune homme qui me considère comme la pureté de l'amitié, évidemment !
Et puis de toute façon, même si au fond ça ne va pas vraiment, on s'en fiche puisque c'est les vacances, qu'il fait beau et que demain, il me manquera deux dents et que j'aurai perdu momentanément l'usage de mes mâchoires, ça va faire mal !
Peace.
Et on n'oublie pas ... Tu me files ton dentifrice ?

# Posté le lundi 29 juin 2009 04:09

Modifié le jeudi 06 août 2009 05:57